Spam japonais sur un site : pages indexées, nettoyage et suppression des URL

Mis à jour le Durée : 120 minutes

Réponse courte

Le piratage par mots-clés japonais ajoute à votre site des milliers de pages de spam, que Google indexe alors que vous ne les voyez pas. Repérez-les avec la requête site:, retirez les propriétaires inconnus et les sitemaps pirates de la Search Console, nettoyez fichiers et base, faites répondre 404 ou 410 aux URL, puis demandez un réexamen.

Ce piratage vise le référencement. Le pirate fabrique des pages de produits de contrefaçon, en caractères japonais, hébergées sur votre domaine pour profiter de sa réputation. Elles sont servies surtout à Googlebot (cloaking), et parfois aux visiteurs venant de Google, pas à vous. Les signes habituels : des résultats étranges quand vous cherchez votre nom, une chute de trafic, un message de la Search Console, un nombre de pages indexées sans rapport avec la réalité.

Le même nettoyage s’applique à d’autres spams de mots-clés (pharmacie, jeux d’argent, vêtements de marque). La partie technique du nettoyage est détaillée dans le guide pour supprimer un malware d’un site ; celui-ci traite ce qui est propre au spam indexé.

Constater l’ampleur avec la requête site:

Dans Google, tapez site:votredomaine.fr et parcourez les résultats : cherchez des titres en japonais, des adresses à rallonge avec des numéros ou des paramètres, des produits sans rapport avec votre activité. Ajoutez un mot pertinent, par exemple site:votredomaine.fr casque, pour isoler un type de page. Notez quelques adresses : elles serviront à tester le cloaking et à retrouver le motif d’URL utilisé par le pirate.

Reproduire ce que voit Googlebot

Le pirate montre le spam surtout à Googlebot. Testez avec curl -s -A "Googlebot/2.1 (+http://www.google.com/bot.html)" https://votredomaine.fr/adresse-suspecte/ | head -40, puis sans cet agent utilisateur : si les réponses diffèrent, il y a cloaking. Dans la Search Console, l’outil Inspection de l’URL puis le test de l’URL en direct montre aussi la page telle que Google la récupère. Un test négatif ne suffit pas à conclure : le script peut aussi se fonder sur d’autres critères que l’agent utilisateur.

Retirer les accès pirates de la Search Console

Le pirate se fait parfois ajouter comme propriétaire. Dans Paramètres > Utilisateurs et autorisations, supprimez tout compte inconnu. Dans Sitemaps, retirez ceux que vous n’avez pas soumis : un sitemap pirate pousse des milliers d’adresses de spam vers l’indexation. Retirez aussi les méthodes de validation inconnues (fichier HTML, balise meta) laissées sur le site ou au DNS, sinon le pirate retrouve l’accès.

Chercher le générateur de pages dans les fichiers

Le spam est produit par un script qui répond à des adresses sans fichier réel. Lancez find . -type f -name "*.php" -mtime -30 pour les fichiers PHP récents, et find . -name "sitemap*.xml" -mtime -30 pour les plans de site ajoutés. Ouvrez .htaccess : des règles RewriteRule envoyant toute adresse inconnue vers un fichier PHP sont le signe typique. Contrôlez aussi robots.txt, qui peut référencer un sitemap étranger, et index.php à la racine. Cherchez aussi des fichiers aux noms aléatoires dans les dossiers du thème et dans uploads.

Nettoyer la base de données et les comptes

Les contenus générés peuvent aussi être des articles ou des pages enregistrés dans la base. Listez les administrateurs avec wp user list --role=administrator, supprimez ceux que vous ne connaissez pas, puis examinez les articles récents et les options avec wp db search sur un mot du spam. Exportez la base avant de supprimer quoi que ce soit.

Changer les accès et mettre à jour

Une fois les fichiers nettoyés, changez les mots de passe de l’hébergement, du FTP, de la base et des comptes WordPress, remplacez les clés de wp-config.php et mettez à jour noyau, thème et extensions. Sans cela, le script revient. La méthode complète décrit chaque opération.

Faire disparaître les URL de spam

Les adresses de spam doivent répondre 404 ou 410 : le code 410 indique une suppression définitive, et Google le prend en compte. Ne les bloquez pas dans robots.txt avant que Google les ait revues : il ne pourrait plus constater leur disparition. Pour accélérer, utilisez l’outil de suppression d’URL de la Search Console pour masquer temporairement un préfixe d’adresses, sans qu’il remplace la 404 ou la 410. Soumettez ensuite un sitemap propre qui ne contient que vos vraies pages.

Demander le réexamen puis surveiller

Si le rapport « Problèmes de sécurité » ou celui des actions manuelles signale le site, demandez un examen en décrivant votre nettoyage. Même sans message, suivez le nombre de pages indexées et refaites site:votredomaine.fr chaque semaine. Si le spam réapparaît, il reste une porte dérobée ou un accès : reprenez les étapes 4 et 5. Le guide sur le blacklistage par Google détaille la demande.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le piratage par mots-clés japonais ?

C’est une injection de milliers de pages de spam, souvent en japonais, vendant des produits contrefaits, créées sur votre site pour profiter de sa réputation auprès de Google. Les pages sont fréquemment montrées seulement aux moteurs de recherche, ce qui explique que le propriétaire ne les voie pas en naviguant.

Pourquoi mes pages de spam n’apparaissent-elles pas quand je visite mon site ?

Le script distingue les visiteurs. Il montre le spam à Googlebot et aux personnes qui arrivent de Google, et masque tout à l’administrateur connecté. Pour le voir, testez avec curl en prenant l’agent utilisateur de Googlebot, ou avec le test de l’URL en direct dans la Search Console.

Comment supprimer les pages de spam des résultats Google ?

Faites répondre 404 ou 410 à ces adresses, retirez les sitemaps pirates, soumettez un sitemap propre, et utilisez l’outil de suppression d’URL pour masquer temporairement les groupes d’adresses. Google retire ensuite les pages au fil de ses passages, ce qui prend du temps selon la taille du site.

Pourquoi le spam japonais revient-il après le nettoyage ?

Parce qu’une porte dérobée, un compte administrateur ou une faille est restée. Vérifiez les fichiers PHP récents, les règles .htaccess, les utilisateurs de WordPress et ceux de la Search Console, changez tous les accès et mettez à jour avant de conclure que le site est propre.

Sources

Voir aussi

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